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23 octobre 2007
Contre les franchises médicales
Grande initiative de la fédération du Parti socialiste de la Seine-Maritime à diffuser le plus largement possible.
Campagne rejetant les franchises médicales sous le format d'une carte postale à renvoyer à la fédération du PS 76.
Non aux taxes Sarkozy sur les malades ! - C’est payer plus pour soigner moins - Avec le PS, je dis Non !"
Recto de la carte postale :
Verso de la carte postale :
22:15 Publié dans Franchises médicales | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Interrogation sur le non-respect des engagements de campagne de Nicolas Sarkozy sur la baisse des prélèvements obligatoires
Texte d’une "question écrite" déposée par Laurent Fabius auprès du Bureau de l’Assemblée nationale à l’adresse du Premier ministre.
M. Laurent Fabius (Député de Seine-Maritime) interroge le Premier ministre sur un mystère fiscal et social passé plutôt inaperçu jusqu’ici.
Pendant la campagne présidentielle, M. Sarkozy a pris l’engagement, s’il était élu, de baisser de 4 points les prélèvements obligatoires (impôts + cotisations sociales) au cours de son mandat. Cet engagement a été formulé notamment le 22 janvier 2007, réitéré le 8 mars 2007, repris dans "l’abécédaire des propositions de N. Sarkozy".
Or, le "rapport économique, social et financier" joint au budget 2008 présenté récemment par le Premier ministre en accord avec le président de la République contient page 93 un tableau décrivant avec précision les engagements de la France en matière de finances publiques pour les années 2008 à 2012. En 2012, à la fin du quinquennat, le taux de prélèvements obligatoires ne baisse nullement de 4 points. Il ne baisse d’ailleurs non plus ni de 3 points, ni de 2 points ni même d’ 1 point. Tout au mieux, est-il prévu une baisse de 0,3 point par rapport au taux de 2008 si toutefois la croissance de la France s’élève en moyenne à 2,5 %, et aucune baisse des prélèvements si la croissance atteint 3 %. Ces chiffres reprennent, semble-t-il, ceux communiqués officiellement à la Commission européenne dans le cadre du dépôt du programme de stabilité 2009-2012 prévu par la loi .
Au-delà des aspects techniques, cela signifie que, moins de 6 mois après son élection, le président de la République reconnait qu’il ne tiendra pas ses engagements globaux en matière de prélèvements fiscaux et sociaux
M. Laurent Fabius demande à M. le Premier ministre s’il confirme que l’engagement présidentiel ne sera pas tenu, s’il confirme qu’il s’est donc agi pendant la campagne électorale d’un énorme mensonge fiscal ou s’il a une autre explication crédible à fournir pour cet intéressant constat.
20:55 Publié dans Prélèvements obligatoires | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21 octobre 2007
Franchise médicale, encore un recul pour la solidarité
par Sylviane Bulteau (PS de Vendée)
Ce n’est pas l’état qui est en faillite comme se plait à le dire le premier ministre, mais c’est la solidarité : aujourd’hui on demande aux malades de payer pour …les malades et aux plus pauvres de payer pour les plus riches.La droite agite les déficits comme une arme de destruction massive de notre solidarité médico-sociale construite après la deuxième guerre, plus encore elle organise le déficit de la sécurité sociale en acceptant la hausse des revenus des médecins et les dépassements d’honoraires des spécialistes, elle tarie également les recettes en ne recherchant pas de nouvelles cotisations, vers les stocks options par exemple.
« Quand on veut tuer son chien on dit qu’il a la rage » c’est ce qui est en train de se passer pour la sécurité sociale, de là à la privatisation de l’assurance maladie il n’y a qu’un pas, que Sarkozy « l’américain » n’hésitera pas à franchir. Il faut quand même lui rappeler qu’aux Etats-Unis 47 millions de personnes n’ont aucune couverture santé et qu’en France 13% de la population renoncent à se faire soigner faute de moyens.
Pendant qu’on culpabilise l’assuré social on exonère de 13 milliards d’euros les plus favorisés grâce au bouclier fiscal, on se prive de 3 milliards d’euros en exonérant de tout prélèvement les stocks options, après la rupture…la facture.
signer l’appel national contre les franchises :
http://www.appelcontrelafranchise.org/
09:45 Publié dans Franchises médicales | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20 octobre 2007
Encore un mauvais coup contre la médecine générale et l'Assurance maladie qui se prépare
21:59 Publié dans Assurance maladie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Pourquoi il faut dire non au nouveau traité européen

Une méthode toujours non démocratique qui produit un texte toujours illisible. Le texte qui a été discuté à Lisbonne a été élaboré dans le dos des citoyens et des parlementaires par des représentants des Etats travaillant dans l’ombre de la CIG. Après l’expérience avortée de la Convention de 2005, plutôt que de confier le travail à faire a l’assemblée des parlementaires européens, on en est donc revenu à la pure méthode intergouvernementale qui paralyse l’Europe depuis plusieurs années. Déjà largement inopérante à 15 ou à 25, cette méthode fonctionne encore moins bien à 27. En organisant la discussion en fonction des antagonismes nationaux et pas en fonction de la recherche d’un intérêt général du peuple européen, cette méthode de la CIG ne peut qu’exacerber les tensions nationalistes et déboucher sur des compromis au rabais.
Le résultat de ces marchandages est à nouveau un texte interminable et illisible : 255 pages au total en comptant le traité lui-même et son préambule (154 pages), les 12 protocoles additionnels (76 pages) et les 53 déclarations annexes (25 pages). On a donc tout sauf un mini traité, tout sauf un traité simplifié. Sans parler d’une rédaction totalement opaque qui multiplie les renvois aux traités existants au point qu’un chef d’Etat européen a déjà pu qualifier ce texte de « traité des notes de bas de pages ». Cette complexité, qui était aussi celle de la Constitution européenne, est un déni de démocratie. Le père de la Constitution européenne Valéry Giscard d’Estaing a d’ailleurs parfaitement résumé dans le Monde du 14 juin 2007 la méthode du nouveau traité : « Une dernière trouvaille consiste à vouloir conserver une partie des innovations du Traité constitutionnel, et à les camoufler en les faisant éclater en plusieurs textes. Les dispositions les plus innovantes feraient l'objet de simples amendements aux traités de Maastricht et de Nice. Les améliorations techniques seraient regroupées dans un Traité devenu incolore et indolore. L'ensemble de ces textes serait adressé aux Parlements, qui se prononceraient par des votes séparés. Ainsi l'opinion publique serait-elle conduite à adopter, sans le savoir, les dispositions que l'on n'ose pas lui présenter "en direct !" » Il est impossible de savoir si avant le passage devant le congrès du parlement en France un temps de débat public sera organisé et si le texte sera disponible en édition courante consolidée pour le public des citoyens et des parlementaires.
Quand il n’est pas directement confisqué par la Commission, l’essentiel du pouvoir européen continue donc de résider dans les mains d’instances intergouvernementales. La seule institution élue, le Parlement n’a pas de pouvoir prépondérant comme l’exigerait l’avènement d’une véritable démocratie européenne. Ce système institutionnel favorise les blocages et l’impuissance publique européenne.
21:35 Publié dans Traité européen simplifié | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18 octobre 2007
Un gouvernement de classe au service des puissants et des riches !!!
Article de Julien Guérin publié sur le site internet http://www.democratie-socialisme.org/
Durant l’été, les contre-réformes, les sales coups et les lois scélérates n’ont cessé de pleuvoir contre les salariés et les jeunes de ce pays. Sarkozy a commencé à mettre en œuvre son projet au service exclusif de ses amis du MEDEF, des rentiers gavés de stocks options et de tous les nantis arrogants, plein de morgue et de suffisance.
A peine élu, le premier signe donné par le nouveau président a été de passer de luxueuses vacances de milliardaire à bord d’un yatch mis à disposition par son ami Bolloré. Il remet d’ailleurs le couvert au mois d’août en allant séjourner chez un autre riche et puissant ami aux Etats Unis. Il a pu y rencontrer son ami Bush dont la politique impérialiste et criminelle s’enlise chaque jour un peu plus en Irak... Quel meilleur symbole de la politique a venir que ces quelques jours de croisière de luxe et cette visite à cet ennemi absolu des progressistes qu’est Bush... le triomphe de l’argent, de la vulgarité et des valeurs patronales et libérales, le mépris pour les salariés modestes et le luxe ostentatoire des parvenus. La mystification politique opérée pendant la campagne présidentielle prenait ici tout son sens et toute sa force. La poudre aux yeux de l’ouverture, que nous nommerons pour notre part trahison des idéaux de gauche, servait alors comme un gadget ou au pire comme une opération visant à renforcer la « légitimité » de sales coups à venir !)
Les lois votées cet été par le parlement vont en effet toutes dans ce sens. Le paquet fiscal est à cet égard l’exemple le plus probant. Les baisses d’impôt pour les plus riches, la suppression des droits de succession, la quasi suppression de l’ISF ne sont que l’application la plus brutale de l’idéologie thatchérienne portée par le Bonaparte de l’Elysée. La droite sarkozytse est au pouvoir pour servir le Capital et n’hésite pas à mettre en oeuvre son projet... Belle leçon pour la gauche et les socialistes qui devraient, au gouvernement, se montrer aussi fidèles aux travailleurs que la droite ne l’est au grand patronat. La grande bourgeoise Christine Largarde, ministre de l’économie, peut tranquillement proclamer à la tribune même de l’Assemblée, expression de la souveraineté populaire, que son rôle est de réhabiliter l’argent (comme si il en en avait vraiment besoin...) ! « Enrichissez vous », le vieux et cynique slogan du père Guizot est en passe de devenir la devise du nouveau pouvoir en lieu et place des principes républicains issus de la grande Révolution. Cet éloge de la réussite individuelle, de l’argent pour l’argent, s’accompagne de la volonté claire de mettre a genou toute velléité de résistance, voire de riposte, de désarmer toute possible mobilisation sociale pour pouvoir ensuite imposer toutes les contre-réformes libérales. Comme Thatcher en son temps, Sarkozy a besoin d’affaiblir les capacités de riposte du mouvement social et des forces syndicales pour mettre en oeuvre pleinement sa politique. Il doit battre les poches de résistances constituées par les cheminots ou l’Education nationale en les discréditant pour mettre l’opinion de son côté. Il ne veut évidement pas revivre le « cauchemar » (le rêve pour nous !!!) de décembre 95 et de la grève par procuration des salariés du privé, solidaires du mouvement. Il stigmatise donc les régimes spéciaux au nom de la fameuse et sacro sainte équité, il pointe du doigt les soit-disant privilégiés qui sont toujours en grève et qui ne travaillent pas assez. Tout cela pour passer à l’offensive après l’isolement de ces salariés du secteur public qui peuvent, pour l’instant, lutter sans craindre la perte de leur emploi et sans le couperet du chômage de masse planant sans cesse sur le privé et diminuant ainsi sa combativité.
Stigmatiser ces salariés soit-disant privilégiés permet par la même occasion de détourner la colère populaire des vrais nantis du capitalisme : les patrons du CAC 40, les bénéficiaires d’onéreux parachutes dorés et les rentiers du capital vivant oisivement comme disaient les premiers socialistes ! Le vote du texte sur le service minimum dans les transports en commun et sa perverse remise en cause du droit de grève s’insèrent dans cette logique. Il en est de même pour l’autonomie des facs, qui en plus de porter en germe la privatisation des universités, vise à porter un coup fatal au mouvement étudiant dont la droite redoute la combativité... Villepin et Balladur ainsi que les mort-nés CPE en 2006 et CIP en 94 s’en souviennent encore ! Sarkozy et Pécresse, en faisant mine de reculer en juin dernier, on tenté d’endormir cette importante capacité de mobilisation étudiante... Affaire à suivre alors que les Universités font leur rentrée. La suppression massive de postes dans l’Education Nationale (plus de 11 000) et la grande saignée qui s’opère en parallèle dans la fonction publique se situent dans le même registre : affaiblir, diviser, stigmatiser pour passer ensuite tranquillement mais sûrement en force.
Tous les socialistes doivent le comprendre ! Défendre la lutte des cheminots, des enseignants, des gaziers ou électriciens et des étudiants, c’est aussi se battre pour la reconquête de nos droits perdus et un point d’appui pour les regagner !
Se battre à leur coté et faire reculer le gouvernement, c’est empêcher la thatchérisation définitive de la France, car elle serait dramatique... D’abord pour les salariés et le mouvement social découragés et résignés par de terribles et éprouvantes défaites la thatchérienne sonnerait l’heure du repli et donc celle de la casse définitive par la droite des derniers acquis des luttes du mouvement ouvrier et démocratique : code du travail, Sécurité sociale, salaire socialisé... Ensuite cette résignation serait fatale à la gauche telle que nous la défendons : un camp social qui doit représenter politiquement les aspirations majoritaires du salariat. En effet, après Thatcher vient Blair et sa gauche « moderne »... Là ne peut être notre modèle pour le parti socialiste français pour les années a venir !
Face à cette droite qui, derrière les bons sentiments médiatiques et les sourires décontractés de façade dans la presse people, prépare une grande offensive contre les droits des salariés, nous devons hausser le ton ! Nous devons sans cesse et avec abnégation expliquer et montrer la dangerosité et la froide cohérence de son projet, mobiliser partout où cela est possible et efficace toutes les résistances, préparer les ripostes nécessaires en lien avec les forces sociales et syndicales, soutenir et relayer politiquement les aspirations des luttes a venir, bref jouer pleinement notre rôle d’opposants ! Cela n’est pas contradictoire avec la nécessaire refondation idéologique et politique de la gauche... Bien au contraire cela en est la condition première !
Pour refonder un socialisme du XXIe siècle il faut que celui-ci soit en capacité de s’appuyer sur la force du salariat qui, pour ne pas sortir essoré de la thérapie de choc infligé par Sarko et sa bande, doit pouvoir compter sur une gauche qui ne courbe pas l’échine. Plus que jamais nous avons besoin d’une gauche fière d’elle même et de ses valeurs, immergée dans les luttes sociales et la jeunesse, aux cotés des salariés qui souffrent et qui luttent, mobilisant les intellectuels, refermant enfin la parenthèse libérale ouverte en 1983 qui lui a fait perdre son identité et prête à incarner la relève à ce pouvoir indigne ! Là est pour nous la voie du renouvellement et de la refondation d’une gauche et d’un parti socialiste digne de ce nom !
21:35 Publié dans La Presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Les Français commencent à s’apercevoir que le slogan « travailler plus pour gagner plus » était un leurre
Interview de Laurent Fabius publiée par le journal Le Monde. Les propos ont été recueillis par Jean-Michel Normand.
Vous étiez mercredi le principal orateur du groupe socialiste lors de la discussion budgétaire. Faut-il y voir une reconnaissance de la position d’actif sage que vous revendiquez ?
En tout cas, je me réjouis de cette intervention car le budget est l’ossature de la politique du gouvernement. Ce budget 2008 est fondé sur des chiffres auxquels personne ne croit. Il ne soutiendra vraiment ni la demande ni la compétitivité des entreprises. Compte tenu des déficits abyssaux et du "boulet fiscal" qu’il comporte, il y aura donc probablement un autre budget, caché celui-là, mais révélé après les élections municipales de mars. Désosser cette politique, formuler des contre-propositions, c’est un rôle d’opposant utile à un moment où beaucoup à gauche se demandent où est passée l’opposition. J’aimerais que, la bataille parlementaire achevée, ces citoyens interrogatifs se disent : la gauche est de retour.
Il faut agir pour « déconstruire » la droite et reconstruire la gauche. La droite se flatte d’une pseudo-ouverture. Une vraie ouverture eût consisté à demander à l’opposition de la rejoindre sur telle ou telle question en reprenant une partie de ses idées. Là, le Président propose à des personnalités, qui y ont une prédisposition, de venir au Gouvernement appliquer sa propre politique : c’est du débauchage. La fausse ouverture est donc une vraie fermeture du débat démocratique. En même temps, nous devons reconstruire la gauche. C’est-à-dire à la fois réaffirmer nos valeurs - égalité, liberté, laïcité, service public, internationalisme - qui restent pertinentes et adapter certaines de nos propositions pour les rendre mieux opératoires. Il faut enfin clarifier notre stratégie, celle d’une gauche décomplexée, rassembleuse et diverse. A la base, les électeurs, les militants, les élus nous veulent actifs, combatifs. Avec d’autres, je suis décidé à sonner le réveil.
Sur quels sujets faut-il adapter les propositions du PS ?
Le grand sujet, c’est en France et en Europe de nous montrer plus offensifs et plus efficaces dans la mondialisation. Je plaide depuis longtemps pour que nous placions au premier rang l’environnement : nous devons aller beaucoup plus loin qu’aujourd’hui sur les économies d’énergie, la fiscalité écologique, l’habitat, les transports. De même, rendons l’action publique plus efficace : notre système brasse beaucoup d’argent, avec un impact redistributif faible. En matière européenne, nous manquons d’audace : je développerai dans les semaines qui viennent la proposition d’une Coopération européenne pour la recherche et l’innovation (CERI) ; ce serait le premier exemple de "coopération renforcée" réussie.
Le congrès de 2008, qui doit-être celui de la rénovation, devra-t-il régler la question du leadership au sein du PS ?
Plus que d’une simple rénovation, nous avons besoin d’une véritable reconstruction. Elle ne doit pas être fermée sur le PS. A terme, il faut imaginer un grand parti socialiste et progressiste qui respecte les différentes sensibilités de la gauche et dépasse les frontières actuelles. S’agissant du leadership, pourquoi décider en 2008 la candidature pour 2012, 2017 ou 2022 ? En revanche, le Congrès doit permettre de repartir du bon pied et renouveler les équipes. Pour ma part, j’entends me consacrer aux questions de fond sans me mêler du meccano interne.
Quel jugement portez-vous sur le traité européen simplifié et sur les mouvements de grève du 18 octobre ?
Sur le le traité européen simplifié, j’attends de voir le texte mais une chose est déjà acquise : un sujet qui a été tranché par référendum ne peut être à nouveau valablement tranché que par le peuple. J’espère que nous pourrons dégager une position de rassemblement du PS, et que nous saurons aussi considérer l’essentiel, qui ne se trouve pas dans les procédures mais dans les politiques européennes à mettre en oeuvre.
Quant à la mobilisation sociale, au-delà des régimes spéciaux, sorte de ballon d’essai gouvernemental, elle porte sur l’ensemble des retraites, le pouvoir d’achat, l’emploi. Des efforts sont nécessaires, des changements aussi, mais ils doivent être répartis équitablement, or ils ne le sont absolument pas. Les Français commencent à s’apercevoir que le slogan « travailler plus pour gagner plus » était un leurre. C’est le début d’une prise de conscience. Au PS et à la gauche de l’amplifier et d’offrir au pays une autre perspective.
14:15 Publié dans Evènements | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Pervenche Berès: "Il faudrait un nouveau référendum"
Interview publiée par Libération. Pervenche Berès est Députée européenne.
Quelle différence y a-t-il entre le projet de traité constitutionnel et le «traité réformateur» ?
Il ne constitutionnalise plus les «politiques communes» comme le faisait le projet de Constitution. Si le «non» l’a emporté en France, c’est à cause de cela : s’il y a une chose que le débat en France et en Europe a montré, c’est qu’il n’existe pas de consensus sur ces politiques et sur la façon dont elles sont mises en œuvre aujourd’hui. Mais il y a d’autres évolutions négatives dans ce nouveau traité, comme le fait que la charte ne s’applique pas à la Grande-Bretagne et à la Pologne. C’est très révélateur de ce qu’est la nouvelle Europe.
Un référendum doit-il être organisé sur ce nouveau traité ?
Par respect pour la démocratie, Nicolas Sarkozy devrait convoquer un référendum.
Les Français ne risquent-ils pas de voter non une nouvelle fois, en considérant qu’on essaye de faire entrer par la fenêtre un texte qu’ils ont mis dehors par la porte ?
Si on ne les consulte pas à nouveau, c’est sûr qu’ils le penseront. Pour le PS, la bonne stratégie est de demander un référendum et de recommander l’abstention. Il faut éviter que le PS se divise à nouveau, car les lignes de fracture sont toujours là. Si on s’étripe entre nous sur l’Europe, cela veut dire que notre prochain congrès porte uniquement sur cette question. Or ce n’est pas ce que les Français attendent de nous.
Un second non ne signerait-il pas la fin de l’Union européenne ?
C’est pour cela qu’en cas de référendum, le PS doit prôner l’abstention.
Les tenants du non affirmaient en 2005 qu’un rejet du traité constitutionnel serait un «choc salutaire». Or, on n’est manifestement pas sorti par le haut de cette crise.
Je ne suis pas d’accord : on a dû repenser la nature du projet européen comme le montrent les discussions qui ont lieu depuis deux ans. Maintenant, chacun a conscience qu’une Constitution ne suffit pas à résoudre les problèmes de la grande Europe.
14:13 Publié dans Traité européen simplifié | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17 octobre 2007
Le Sénat et le Parlement tombent d’accord pour maintenir l’amendement ADN
Par Nathalie Schuck AP
PARIS - La commission mixte paritaire (sept députés et sept sénateurs), chargée de trouver un compromis sur le projet de loi sur l’immigration, a donné son feu vert mardi aux tests ADN pour les candidats au regroupement familial, mais en les encadrant strictement. Réunie à huis clos au Sénat, la CMP a gardé la version adoptée par la Haute assemblée le 4 octobre, qui posait plusieurs garde-fous à l’amendement ADN du député UMP Thierry Mariani, adopté le 20 septembre à l’Assemblée.
Première restriction, les tests ADN seront soumis à une autorisation judiciaire du tribunal de grande instance de Nantes, ville qui abrite le Service central de l’état-civil. Le consentement express de la personne concernée sera nécessaire et la mesure s’appliquera uniquement en cas de carence ou d’inexistence de l’état-civil dans son pays d’origine ou de doute sérieux sur ses papiers.
La comparaison des empreintes génétiques ne pourra se faire qu’entre l’enfant demandeur du visa et sa mère déjà installée en France. Les tests seront pris en charge par l’Etat, quel qu’en soit le résultat. Interrogé par l’Associated Press, M. Mariani n’a pas été en mesure de préciser si le candidat serait tenu d’avancer les frais (qui peuvent se monter à 250 ou 300 euros).
Le décret d’application sera soumis au Comité consultatif national d’éthique, très réservé. La mesure sera expérimentée dans plusieurs pays pendant 18 mois.
"On a un texte qui ne sera pas très souple d’application, mais qui en tout cas donne toutes les garanties et peut être efficace", a indiqué Thierry Mariani à l’issue de la CMP, se disant "tout à fait satisfait". Selon lui, la mesure pourrait concerner 1.000 à 2.500 personnes.
Pour le député PS Manuel Valls, si cette "cathédrale juridique" sera "inapplicable", il n’en reste pas moins que "c’est une faute lourde sur l’image de la France". "Quand on maintient un principe contraire aux valeurs de la République, à la tradition familiale française, aux lois bioéthiques, les arrangements, l’édulcoration de dernière minute ne servent pas à grand-chose".
Cette mesure avait également suscité de nombreuses réserves à l’UMP et provoqué le premier gros couac avec les ministres d’ouverture. La secrétaire d’Etat à la Ville, Fadela Amara, avait notamment jugé "dégueulasse" d’"instrumentaliser" la question de l’immigration.
Si elle a entériné les tests ADN, la CMP a en revanche supprimé l’article qui excluait les sans-papiers des centres d’hébergement d’urgence, qui avait provoqué un tollé chez les associations caritatives. L’ancien président d’Emmaüs, Martin Hirsch, devenu Haut commissaire aux Solidarités actives au sein du gouvernement, avait dénoncé un article qui pose "problème".
Autre point litigieux, la CMP a maintenu à un mois le délai de recours permettant à un demandeur d’asile de faire réexaminer son dossier en cas de refus. Elle a fixé le montant des ressources imposées aux personnes qui veulent faire venir leur famille en France de 1 à 1,2 SMIC selon la taille de la famille (soit 1.280 à 1.530 euros bruts), alors que les députés voulaient monter jusqu’à 1,3 SMIC (soit 1.700 euros bruts).
Enfin, les parlementaires ont entériné l’article qui impose aux candidats au regroupement familial et aux conjoints étrangers de citoyens français un test de connaissance de la langue française et des valeurs de la République, avant leur arrivée en France. Au besoin, ils devront suivre une formation, dont la durée a été fixée par la CMP à deux mois.
Les deux chambres sont aussi tombées d’accord sur le "contrat d’accueil et d’intégration pour la famille" que devront signer les parents qui font venir leurs enfants en France. Son non-respect pourra être sanctionné par une mise sous tutelle des allocations familiales.
Pour que le projet Hortefeux soit définitivement adopté par le Parlement, le texte de compromis élaboré en CMP devra être approuvé une ultime fois à l’Assemblée et au Sénat le 23 octobre. Deux votes essentiellement formels puisque le texte ne peut plus être modifié (sauf par des amendements déposés ou soutenus par le gouvernement, fait rare).
L’opposition a d’ores et déjà prévenu qu’elle saisira le Conseil constitutionnel.
Le Réseau éducation sans frontières (RESF) et le collectif Uni(e)s contre une immigration jetable appellent à manifester samedi à Paris. La pétition "Touche pas à mon ADN" lancée par "Charlie-Hebdo" et SOS-Racisme revendique plus de 225.000 signatures. AP
21:56 Publié dans Amendement sur l'ADN | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Une majorité de français soutien la grève de jeudi, selon CSA
54% des Français soutiendraient la grève de jeudi, selon CSA
PARIS (Reuters) - Une majorité de Français soutient la journée d’action de jeudi contre la réforme des régimes spéciaux de retraite, selon un sondage CSA pour L’Humanité. D’après cette enquête réalisée par téléphone le 10 octobre auprès de 1003 personnes, 54% des sondés déclarent soutenir ou avoir de la sympathie pour cette mobilisation nationale. Ils sont 26% à y être hostiles, et 17% se déclarent indifférents.
Un sondage Ifop à paraître mercredi dans Metro fait un constat différent : 61% des 954 personnes interrogées se déclarent hostiles à la grève de jeudi, que ne soutiennent que 38% des sondés.
21:54 Publié dans Evènements | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note




