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31 janvier 2008

Elections cantonales des 9 et 16 mars 2008.

CANTON DE ROUTOT (EURE)

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BERNARD CHRISTOPHE
présente son programme au cours d’une conférence de presse

le SAMEDI 2 FEVRIER à 18h30
en mairie de Routot

En présence de JEAN-LOUIS DESTANS
Président du Conseil Général de l’Eure

et de Brigitte Gallier -suppléante-

25 janvier 2008

Michel Ranger (en photo) à “Saint Sé”: Une candidature qui dérange (2).

par Jerome Pasco

Serge Bontemps désavoué par la justice !!!

Nous en avions déjà parlé ici. Serge Bontemps, Maire de Saint Sébastien de Morsent voyait d’un très mauvais oeil l’arrivée de Michel Ranger dans sa commune. Et pour cause, Michel a bien l’intention de devenir le prochain Maire de cette commune.

Serge Bontemps a eu le mauvais goût, la mauvaise inspiration de jouer la carte judiciaire avant de jouer la carte politique. Une carte qui ne lui a pas portée chance, car Michel nous a appris hier que la justice venait de lui reconnaitre le droit d’être inscrit sur la liste électorale de Saint Sébastien et donc d’être candidat.

Nul besoin d’être un fin juriste pour comprendre que Michel était dans son bon droit et que rien ne pouvait l’empêcher d’être candidat à Saint Sébastien… et surtout pas les gesticulations ridicules et les méthodes d’un autre âge utilisées par Serge Bontemps.

Je ne sais plus qui disait que “dans la vie politique, quand on engage la bataille judicaire, c’est que l’on a déjà perdu la bataille électorale”. Serge Bontemps aurait dû méditer cette phrase, sans doute ne la connaissait-il pas. Les élections ne sont certes que dans quelques semaines, mais le Maire sortant vient de perdre beaucoup en crédibilité.

Quant à Michel, quelque chose me dit que Serge Bontemps regrettera longtemps de l’avoir ainsi cherché… 

 

20 janvier 2008

Laurent Fabius met en garde contre les "oeillades à la droite"

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Source : NOUVELOBS.COM

L'ex-Premier Ministre faisait ici allusion à la conclusion d'accords avec le MoDem de François Bayrou prévoyant des listes communes dans quelques villes moyennes comme Dijon.

A l'occasion du lancement de la campagne socialiste pour les élections municipales, Laurent Fabius a exprimé dimanche 20 janvier sa satisfaction face au "rassemblement" des socialistes. Devant les secrétaires de section réunis à la Mutualité à Paris, le député de Seine-Maritime, Laurent Fabius a réaffirmé qu'il fallait à cette occasion délivrer "un carton jaune" au président Sarkozy. "Carton jaune sur le pouvoir d'achat, carton jaune sur la pratique du pouvoir", a-t-il précisé. Selon lui, "les citoyens ont élu un Président de la République, ils se retrouvent avec une monarchie élective (...) on attendait l'efficacité et la sobriété, on a un étalage agité et parfois immature".

Dans ces conditions, "si nous ne gagnons pas (ces élections), cela ne pourrait venir que de nos propres insuffisances". "On les connaît", a-t-il enchaîné, "la division - de ce point de vue, le rassemblement d'aujourd'hui fait plaisir -, la dispersion (...), la dilution, qui pourraient faire croire à certains, à tort, que c'est en multipliant les oeillades à la droite que l'on peut rassembler la gauche". L'ex-Premier Ministre faisait ici allusion à la conclusion d'accords avec le MoDem de François Bayrou prévoyant des listes communes dans quelques villes moyennes comme Dijon."Le rassemblement, oui, mais n'oublions pas d'abord notre base politique et sociale", a ajouté Laurent Fabius.

14 janvier 2008

Michel Ranger à “Saint Sé”: Une candidature qui dérange.

par Jerome Pasco

Enfin une candidature de gauche qui dérange à droite. C’est pas banal. D’autant plus que l’actualité politique ébroïcienne ne nous avait pas habitué à cela.

Et c’est à Sébastien de Morsent que cela se passe. La candidature en question c’est celle de Michel Ranger. Maire Adjoint de Conches, 1er Vice Président de la Région, Michel Ranger a décidé de tenter l’aventure, en tant que tête de liste pour les Municipales à « Saint Sé », comme on dit.

Et le mot « aventure » n’est pas galvaudé ici. Car depuis l’annonce de sa candidature, Michel affronte vents et marées. Tiens, tiens, et si la candidature de Michel faisait peur ?

Michel Ranger à Saint Sébastien, c’est une candidature crédible et solide. Crédible parce que Michel a l’expérience pour lui, celle d’élu local d’abord, celle de gestionnaire ensuite, celle enfin des combats politiques. Crédible aussi, parce que Michel s’est entouré d’un équipe jeune et représentative de la ville. Solide enfin, parce que les idées, le programme et l’ambition sont à la hauteur des besoins et des attentes des habitants de Saint Sé.

Tout cela, le Maire vieillissant et sortant en a conscience. Il a aussi conscience du fait que la ville a voté majoritairement pour Alfred Recours, lors des dernières législatives. Il a conscience du fait que son bilan n’est pas extraordinaire et que Saint Sé était, il n’y a pas si longtemps encore, dirigée par un Maire de gauche, qui soutient… Michel Ranger.

Alors, Monsieur Bontemps (le Maire sortant) a décidé de la jouer à l’ancienne, en empêchant Michel d’être candidat. Refus de l’inscription sur les listes électorales, polémique sur son logement, tout est bon, avec la complicité de la presse locale, pour discréditer une candidature qui dérange.

Cette attitude caricaturale de la part de Bontemps est presque un aveu d’impuissance. Le droit et la loi sont en faveur de Michel, il obtiendra gain de cause dans cette « affaire », qui n’en est pas une d’ailleurs… n’en déplaise à la Mairie. Le Maire sortant devra faire preuve d’imagination pour se « payer Michel » !!!

Bontemps a d’ailleurs déjà perdu sur ce terrain, un terrain glissant et piégé, dans lequel il va se prendre les pieds. A n’en pas douter les électeurs de Saint Sé sauront s’en souvenir les 9 et 16 mars prochains.

En attendant, Michel mène une campagne intelligente et constructive, une campagne entièrement tournée vers les habitants de Saint Sé… les chiens aboient et la caravane passe…

Pour suivre la campagne de Michel :

http://www.saintsebastien-dynamique.fr/core/

11 janvier 2008

Les élections de mars doivent être les élections du "carton jaune" pour Nicolas Sarkozy

Laurent Fabius est l’invité de Jean-Jacques Bourdin sur RMCinfo et BFMtv.

L’ancien Premier ministre socialiste Laurent Fabius a souhaité vendredi que les municipales soient l’occasion pour les Français de "sortir un carton jaune" à Nicolas Sarkozy.
"Il y aura bien évidemment un aspect local mais je souhaite que ce soit l’occasion pour les Français, chacun dans sa ville ou dans son canton, de dire ce qu’ils pensent de la première phase du quinquennat", a déclaré M. Fabius sur RMC/BFM TV.
"A partir du moment où c’est la première élection après la présidentielle et les législatives" et qu’"en plus M. Sarkozy lui-même dit +je veux politiser+ (...) il me paraît tout à fait normal qu’il y ait une double dimension" nationale et locale dans ces élections, a-t-il expliqué.
"Il s’agit aussi de sortir une espèce de carton jaune par rapport à la deuxième phase", a-t-il ajouté car "si M. Sarkozy obtient un très grand succès aux élections municipales" il pourra mener les réformes comme il l’entend.
"Il va dire +on m’a soutenu, donc j’y vais et je double la mise+", selon M. Fabius.

"Ces élections municipales doivent être les élections du carton jaune", a-t-il insisté.

Il a également précisé qu’il se rendrait à Versailles pour participer au Congrès qui doit se prononcer sur la révision constitutionnelle préalable à la ratification du Traité européen. Laurent Fabius votera contre cette révision constitutionnelle, car c’est le seul moyen de contraindre N. Sarkozy à organiser un référendum.

05 janvier 2008

Laïcité : les cinq fautes du président de la République

par Henri Pena-Ruiz, philosophe, professeur, écrivain, ancien membre de la commission Stasi sur l'application du principe de laïcité dans la République, est signataire de l'appel de Gauche Avenir.

Tribune publiée dans le figaro du 3 janvier 2008.

Nicolas Sarkozy a prononcé au Vatican, un discours choquant à plus d'un titre. Soutenir, en somme, que la religion mérite un privilège public car elle seule ouvrirait sur le sens profond de la vie humaine est une profession de foi discriminatoire. Il est regrettable qu'à un tel niveau de responsabilité cinq fautes majeures se conjuguent ainsi. Une faute morale d'abord. Lisons : «Ceux qui ne croient pas doivent être protégés de toute forme d'intolérance et de prosélytisme. Mais un homme qui croit, c'est un homme qui espère. Et l'intérêt de la République, c'est qu'il y ait beaucoup d'hommes et de femmes qui espèrent.»

Dénier implicitement l'espérance aux humanistes athées est inadmissible. C'est montrer bien peu de respect pour ceux qui fondent leur dévouement pour la solidarité ou la justice sur un humanisme sans référence divine. Ils seront nombreux en France à se sentir blessés par de tels propos. Était-ce bien la peine de rendre hommage au jeune communiste athée Guy Môquet pour ainsi le disqualifier ensuite en lui déniant toute espérance et toute visée du sens ? En fait, monsieur le président, vous réduisez indûment la spiritualité à la religion, et la transcendance à la transcendance religieuse. Un jeune héros de la Résistance transcende la peur de mourir pour défendre la liberté, comme le firent tant d'humanistes athées à côté de croyants résistants.

Une faute politique. Tout se passe comme si M. Sarkozy était incapable de distinguer ses convictions personnelles de ce qui lui est permis de dire publiquement dans l'exercice de ses fonctions, celles d'un président de la République qui se doit de représenter tous les Français à égalité, sans discrimination ni privilège. Si un simple fonctionnaire, un professeur par exemple, commettait une telle confusion dans l'exercice de ses fonctions, il serait à juste titre rappelé au devoir de réserve. Il est regrettable que le chef de l'État ne donne pas l'exemple. Curieux oubli de la déontologie.

Une faute juridique. Dans un État de droit, il n'appartient pas aux tenants du pouvoir politique de hiérarchiser les options spirituelles, et de décerner un privilège à une certaine façon de concevoir la vie spirituelle ou l'accomplissement humain. Kant dénonçait le paternalisme des dirigeants politiques qui infantilisent le peuple en valorisant autoritairement une certaine façon de conduire sa vie et sa spiritualité. Des citoyens respectés sont assez grands pour savoir ce qu'ils ont à faire en la matière, et ils n'ont pas besoin de leçons de spiritualité conforme.

Lisons à nouveau : «Dans la transmission des valeurs et dans l'apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l'instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur.» On est surpris d'une telle hiérarchie éthique entre l'instituteur et le curé. L'école de la République a été inventée pour que les êtres humains puissent se passer de maître. Tel est l'honneur des instituteurs et des professeurs.

Grâce à l'instruction, l'autonomie éthique de chaque personne se fonde sur son autonomie de jugement. Elle n'a donc pas à être jugée moins bonne que la direction de conscience exercée par des tuteurs moraux. Étrange spiritualité que celle qui veut assujettir la conscience à la croyance !

Une faute historique. L'éloge du christianisme comme fondement de civilisation passe sous silence les terribles réalités historiques qui remontent à l'époque où l'Église catholique disposait du pouvoir temporel, puisque le pouvoir politique des princes était alors conçu comme son «bras séculier».

L'Occident chrétien peut-il s'enorgueillir du thème religieux du «peuple déicide» qui déboucha sur un antisémitisme particulièrement virulent là où l'Église était très puissante ? Les hérésies noyées dans le sang, les guerres de religion avec le massacre de la Saint-Barthélemy (3500 morts en un jour : autant que lors des attentats islamistes du 11 Septembre contre les Twin Towers), les croisades et les bûchers de l'Inquisition (Giordano Bruno brûlé vif en 1600 à Rome), l'Index Librorum Prohibitorum, censure de la culture humaine, l'anathématisation des droits de l'homme et de la liberté de conscience (syllabus de 1864) doivent-ils être oubliés ? Les racines de l'Europe ? L'héritage religieux est pour le moins ambigu…

L'approche discriminatoire est évidente dès lors que le christianisme est invoqué sans référence aux atrocités mentionnées, alors que les idéaux des Lumières, de l'émancipation collective, et du communisme sont quant à eux stigmatisés à mots couverts au nom de réalités contestables qu'ils auraient engendrées. Pourquoi dans un cas délier le projet spirituel de l'histoire réelle, et dans l'autre procéder à l'amalgame ? Si Jésus n'est pas responsable de Torquemada, pourquoi Marx le serait-il de Staline ? De grâce, monsieur le président, ne réécrivez pas l'histoire à sens unique !

Comment par ailleurs osez-vous parler de la Loi de séparation de l'État et des Églises de 1905 comme d'une sorte de violence faite à la religion, alors qu'elle ne fit qu'émanciper l'État de l'Église et l'Église de l'État ? Abolir les privilèges publics des religions, c'est tout simplement rappeler que la foi religieuse ne doit engager que les croyants et eux seuls. Si la promotion de l'égalité est une violence, alors le triptyque républicain en est une. Quant aux droits de l'homme d'abord proclamés en Europe, ils proviennent de la théorie du droit naturel, elle-même inspirée de l'humanisme de la philosophie antique et notamment de l'universalisme stoïcien, et non du christianisme. Si on veut à tout prix évoquer les racines, il faut les citer toutes, et de façon équitable.

Une faute culturelle. Toute valorisation unilatérale d'une civilisation implicitement assimilée à une religion dominante risque de déboucher sur une logique de choc des civilisations et de guerre des dieux. Il n'est pas judicieux de revenir ainsi à une conception de la nation ou d'un groupe de nations qui exalterait un particularisme religieux, au lieu de mettre en valeur les conquêtes du droit, souvent à rebours des traditions religieuses. Comment des peuples ayant vécu avec des choix religieux différents peuvent-ils admettre un tel privilège pour ce qui n'est qu'un particularisme, alors que ce qui vaut dans un espace politique de droit c'est justement la portée universelle de conquêtes effectuées souvent dans le sang et les larmes ?

Si l'Europe a une voix audible, ce n'est pas par la valorisation de ses racines religieuses, mais par celle de telles conquêtes. La liberté de conscience, l'égalité des droits, l'égalité des sexes, toujours en marche, signent non la supériorité d'une culture, mais la valeur exemplaire de luttes qui peuvent affranchir les cultures, à commencer par la culture dite occidentale, de leurs préjugés. Simone de Beauvoir rédigeant Le Deuxième Sexe pratiquait cette distanciation salutaire pour l'Occident chrétien. Taslima Nasreen fait de même au Bangladesh pour les théocraties islamistes. La culture, entendue comme émancipation du jugement, délivre ainsi des cultures, entendues comme traditions fermées. Assimiler l'individu à son groupe particulier, c'est lui faire courir le risque d'une soumission peu propice à sa liberté. Clouer les peuples à des identités collectives, religieuses ou autres, c'est les détourner de la recherche des droits universels, vecteurs de fraternité comme d'émancipation. Le danger du communautarisme n'est pas loin.

La laïcité, sans adjectif, ni positive ni négative, ne saurait être défigurée par des propos sans fondements. Elle ne se réduit pas à la liberté de croire ou de ne pas croire accordée avec une certaine condescendance aux «non-croyants». Elle implique la plénitude de l'égalité de traitement, par la République et son président, des athées et des croyants. Cette égalité, à l'évidence, est la condition d'une véritable fraternité, dans la référence au bien commun, qui est de tous. Monsieur le président, le résistant catholique Honoré d'Estienne d'Orves et l'humaniste athée Guy Môquet, celui qui croyait au ciel et celui qui n'y croyait pas, ne méritent-ils pas même considération ?

Bienvenue en régime berluskozyste

Tribune publiée par Laurent Fabius dans le journal Libération.

24d90679c0c923dde11c4586ec23c1b8.jpg Le Président français aimerait, paraît-il, qu’on le compare à la chancelière allemande, Madame Merkel. Après huit mois d’exercice élyséen, une autre comparaison vient malheureusement plutôt à l’esprit : Sarkozy-Berlusconi.

Avec le berlusconisme, le sarkozysme partage en effet au moins trois traits essentiels. D’abord le rapprochement entre la droite et l’extrême droite. N’oublions pas que c’est ce rapprochement qui explique les résultats électoraux dans la France actuelle comme dans l’Italie d’hier. Certains s’en réjouissent, y voyant la réintroduction dans le champ républicain d’un électorat autrefois latéral. Voire ! C’est oublier que l’opération comporte un prix lourd : tests ADN requis pour filtrer les étrangers, chasse aux sans papiers jusque dans les écoles, rupture désormais marquée avec notre tradition laïque, approche simpliste de la situation des banlieues - sur ces points, le Président français se retrouve plus proche des thèses du Front national que du gaullisme qu’il a manifestement passé par dessus bord.

En politique extérieure aussi, beaucoup d’aspects rapprochent M. Sarkozy et l’ancien Président du Conseil italien. Nous sommes - et c’est très bien ainsi - les amis et les alliés du peuple américain. Cette amitié et cette alliance ne justifient pas un quasi-alignement sur la politique bushiste ni en Irak, ni en Iran. Elles n’impliquent pas davantage la banalisation programmée de la position française au sein de l’OTAN. Avec, en prime, une certaine complaisance concernant des atteintes aux droits de l’homme.

Enfin et surtout, M. Berlusconi a bâti son pouvoir personnel sur sa domination des médias, M. Sarkozy emprunte le même chemin. Sans doute ne possède-t-il pas lui même directement ces médias, c’est l’affaire de quelques proches. Mais le système est tout autant cadenassé et anti-démocratique. C’est bien un régime nouveau qui a commencé de s’établir où s’additionnent tristement révérence et concentration autour de certaines puissances d’argent, confusion entre le peuple et le people, mépris pour les contrepoids traditionnels de la démocratie.

Certes, le Président français comme son alter ego italien ne manque ni d’énergie, ni de talents. Certes, sa victoire n’a été possible que par la conjonction de la lassitude envers l’immobilisme précédent et de la défiance envers la gauche. Une gauche divisée, souvent porteuse non pas comme elle le devrait, d’une vision mobilisatrice pour l’Europe et pour la France, mais d’une alternative décevante entre télévangélisme égotiste et arrangements mollassons.

Mon pronostic ? Le berluskozysme français n’apportera pas plus de résultats économiques et sociaux que son cousin transalpin. L’innovation industrielle sociale, écologique, démocratique, culturelle, qui serait indispensable à notre pays ne sera pas au rendez-vous. Le pouvoir d’achat du plus grand nombre, salariés et retraités, stagnera quand il ne régressera pas. Les chiffres du chômage ne reculeront que sous l’effet mécanique de la démographie. Et les quatre grandes menaces mondiales - terroriste, nucléaire, climatique, financière - feront l’objet sans doute de moulinets médiatiques, mais, je le crains, d’aucune initiative vraiment décisive du président français. Quant au débauchage de quelques personnalités autrefois de gauche attirées par l’odeur de la soupe, ce n’est pas lui qui changera la donne.

Faut-il alors se décourager ? Certainement pas ! Le début d’année est propice aux bonnes résolutions. Je formule celle-ci, avec détermination : face au berluskozysme, il est temps de relever le défi... et la tête.

01 janvier 2008

Bonne Année 2008

A l'aube de cette nouvelle année, j'ai le plaisir de vous adresser mes voeux très sincères de bonheur, à vous ainsi qu'à vos proches.
Que cette nouvelle année vous apporte joie et santé et qu'elle permette à chacun de nous de faire preuve de générosité et de tolérance vis-à-vis de son prochain.

 

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