18 novembre 2007

Réforme des retraites : ce que les gauches auraient fait

Article de Laurent Fabius paru dans Le Monde du 18 novembre 2007

ec14096c9b5337e0c18326ea8fd9cab7.jpg « Ce qui est vital, c'est un financement durable des retraites et la garantie d'un niveau correct de pension pour les retraités. Les choix opérés en 1993, 2003 et 2007 n'ont pas réglé ces questions. Une politique de gauche des retraites consisterait à mener la réforme dans le cadre d'une négociation d'ensemble, au lieu d'opposer les salariés entre eux. A cet égard, beaucoup de temps a été perdu.

Quarante annuités pour tous constitue un horizon général raisonnable, à moduler en fonction de la spécificité des métiers, de leur pénibilité, mais aussi de l'espérance de vie variable selon les professions. Comment une réforme pourrait-elle être acceptée si elle aboutit à « travailler plus pour gagner moins » ?

A partir des travaux du Comité d'orientation des retraites (COR), je plaide pour un financement équitable et pérenne, le maintien du taux de remplacement du salaire, la prise en compte de l'espérance de vie, une hausse des petites pensions. Je propose aussi une contribution des revenus du capital à la solidarité nationale.

C'est sur ces bases que l'on doit pouvoir avancer tout en préservant l'ensemble de nos régimes de retraite par répartition.»